Variations Erotica - Mash Up Film Festival
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Variations Erotica

Programmations thématiques

 

Purées divines (52 min)

 

Une programmation variée qui cherche à montrer comment différents aspects du mashup ont pu s’approprier l’imagerie (autant que l’imaginaire) du cinéma dit érotique pour la subvertir, la moquer, l’altérer, la transcender ou l’éxalter. Le cinéma érotique est un réservoir d’images aussi populaire que méprisé, forcément ambigu car on ne sait jamais vraiment s’il fut l’expression d’une libération véritable des mœurs et de la sexualité, ou une retorse tentative mercantile d’aliénation des masses qui n’a contribué qu’à manufacturer et appauvrir l’imaginaire pourtant puissant du sexe et du désir.

 

 

Vous avez vu « Tonight for Sure » de Francis Coppola ?  (9’)

Inserts et body-doubles comme ancêtres de la pratique du mashup dans le cinéma américain – Coppola / Hitchcock.  

Philippe Truffaut – France, 2016.

 

Linda et Larry ou l’amour ultra-libéral (7’30’’)

La voix française de Jr. Ewing de Dallas avait doublé un film pornographique aux dialogues d’anthologie.

Jr. parle désormais… porno.

Anonyme – France, 2017.

 

Sea, Sex, Sun & Syriza (5′)

Amours politichiennes dans la Grèce contemporaine.

Zak Spor – Grèce, 2017.

 

Libertine x 6 (4′)

“Je, je suis libertine, je suis une catin.” Mylène en canon.

Yves-Marie Mahé – France, 2014.

 

The Exquisite Corpus (19′).

Les codes et clichés du cinéma érotique transfigurés par un maître du cinéma expérimental. Un chef d’œuvre !

Peter Tscherkassky – Autriche, 2015.

 

Manual (10’)

Par delà la chair. Que subsiste-t-il du désir ?

Matthias Müller et Christoph Girardet – Allemagne, 2002.

 

 

Deuxième partie : long-métrages

 

 

Motherland

Un film de Giorgos Efthimiou.

Grèce, 2017. 85′. DCP. Inédit, Première en France.

Avec Giannis Efthimiou, Yannis Deliveis, Mary Tsony, Antonis Gritsis, Antonis Spinoulas.

 

Un rappeur tente par tous les moyens possibles d’entrer en contact avec sa mère décédée. Dans cette déraisonnable quête, il rencontre des personnages de fictions, néanmoins immortels…

 

Motherland, audacieux premier film, est un alliage détonnant et foisonnant de pulsions régressives, sentimentalisme et envolées lyriques autant qu’une tentative consciente de synthèse entre l’esthétique avant-gardiste des films des années 70 et l’underground athénien actuel, celui qui se développe dans l’ombre mortifère de la grande crise grecque.

 

Auto-produit en mode guérilla, voici un film unique qui fourmille d’inventivité formelle et n’hésite pas non plus, à l’ère de la révolution Mashup, à littéralement recycler, ingérer, faire siens les fragments des grands films qui sont à la source même de son inspiration.

 

Motherland est une expérience sensorielle moderne, provocante et bouleversante dont on ne sort pas tout à fait indemne.

 

En présence du réalisateur (sous réserves).

Possibilité d’offrir un verre de raki grec à l’issue de la projection.

 

 

Autres choix possibles de longs métrages, en partenariat avec la CinéTek

 

Les Petites Marguerites

Un film de Věra Chytilová. Tchécoslovaquie, 1966. 74’

A Prague, deux filles, Marie et Marie, bousculent de leurs facéties la rigidité de la république socialiste. Lasses de s’entendre dire que le monde est pourri et vide de sens, les deux jeunes filles décident de prendre les détracteurs au pied de la lettre et d’apporter leurs doses de chaos à un monde qui n’en avait déjà pas besoin. Dans un éclat de rire, les deux désœuvrées décident de s’attaquer à l’ordre du monde. Il s’agit de secouer et saccager crescendo le plus de choses possibles : vêtements, nourriture, fêtes, rendez-vous avec les hommes, le récit du film, la comédie des apparences, le sens de la vie…

 

Fedora

Un film de Billy Wilder. Allemagne, 1977. 114’

Fedora, grande star hollywoodienne désormais retirée en Europe, met fin à sa vie en se jetant sous un train. Deux semaines auparavant, le producteur Barry Detweiler était parti à sa recherche dans l’espoir de la faire revenir sur le devant de la scène. Mais la mystérieuse Fedora vit désormais recluse auprès de gens étranges et s’avère difficile à approcher…

 

In Girum imus nocte et consumimur igni

Un film de Guy Debord. France, 1978. 100’

Le dernier grand film de Guy Debord: un amitieux mashup situationniste et politique.

 

 

Intervenants pour les séances Variations Erotica

 

Jacques Spohr, historien de l’art, documentaliste audiovisuel et vidéaste.

 

Florent Guézengar, critique de cinéma (Exploding, Les Cahiers du Cinéma) et réalisateur de films.